DEUXIEME
PARTIE
Cette deuxième partie
présente deux guides essentiels de notre perception
tant mélodique qu'harmonique.
DEUX BOUSSOLES ESSENTIELLES :
LA TONIQUE ET LA FONDAMENTALE
Au sein de la formation musicale, la
basse est, hélas, fréquemment
présentée comme prépondérante au
sein de l'identification des accords. En outre, la
perception harmonique est volontiers proposée comme
gagnant à être effectuée de bas en
haut.
Les divers chapitres de cette
deuxième partie proposent, tour à tour, des
options tout autres, en montrant combien les connections
laissant agir notre affect peuvent jouer un rôle
prépondérant au sein de la perception.
LA RELATION A LA
TONIQUE
La Tonique y est
présentée comme un guide
prépondérant de la perception
mélodique. Servant de plancher de
référence, elle s'avère apte à
induire un positionnement plus ancré de chaque son,
conférant notamment, de ce fait, une meilleure assise
quant à la justesse d'intonation.
L'intervalle : une relation
plus qu'une distance
Le titre évoque à lui
seul les propos tenus au sein de ce court chapitre, ce
dernier manifestant, en outre, que ladite relation
s'instaure non pas « entre » les sons, mais «
dans » les sons.
La perception relative en
degrés
Les degrés constituent un
outil exceptionnel quant à la compréhension de
l'architecture tonale. Néanmoins, fréquemment
utilisés sur le plan harmonique, ils sont souvent
laissés pour compte sur le plan mélodique. Ce
chapitre fait état, en conséquence, des
avantages remarquables de ce mode de perception et
établit combien chaque degré peut
éveiller chez l'auditeur un sentiment
spécifique, apte à générer une
écoute d'ordre purement affectif et dépourvue
de toute analyse théorique.
Analyse critique de l'usage
des chansons d'intervalle
Malgré l'intérêt
pédagogique d'ancrer certains éléments
solfégiques à l'aide de mélodies
connues, nombreux sont, néanmoins, les
paramètres pouvant générer,
ultérieurement, de graves confusions. En effet,
innombrables sont les intervalles ne pouvant, sous aucun
prétexte, se réclamer de la chanson
revendiquant abusivement d'être représentante
dudit intervalle. Une telle perception s'avérerait
même le signe d'une écoute erronée et
peu perspicace. Ce chapitre s'en explique et s'en justifie.
La solmisation
relative
Ce chapitre s'emploie à
établir combien la perception des sons en tant
qu'intégrés au sein d'un réseau
relationnel tonal s'avère essentielle dans le
processus concourant à générer une
compréhension globale de la construction musicale. Il
démontre, en outre, combien notre échelle
musicale en sons absolus et les spécificités
de notre système francophone s'avèrent soumis
à de nombreuses entraves que d'autres pays ont su,
quant à eux, résoudre.
La solmisation relative
mutante
Le principe de la mutation y est
présenté, concourant à un
assouplissement étonnant de certaines dispositions
auditives et préparant notre oreille à une
perception accrue du processus de la modulation.
LA RELATION A LA
FONDAMENTALE
La Fondamentale de chaque accord,
prenant désormais le relais de la Tonique,
s'avère, quant à elle, un guide remarquable au
sein du processus de perception harmonique.
Développer la relation
à la Fondamentale
Moins aisément susceptible
d'être intégrée par le seul fait de
l'intuition, contrairement à la Tonique, la
perception de la Fondamentale se doit, incontestablement,
d'être mise en place par le biais de nombreux
exercices spécifiques, présentés en
détail.
La solmisation
arpégique
Les principes de solmisation,
précédemment présentés sous un
angle essentiellement mélodique, sont repris, mais
dans une perspective harmonique.
La solmisation
arpégique mutante
Les principes de mutation,
précédemment présentés au sein
de la solmisation mélodique, sont repris,
également dans une perspective harmonique.
De la prédominance des
Fondamentales sur les Basses
La perception de la basse,
habituellement présentée comme vecteur
essentiel de la captation harmonique, se voit quelque peu
détrônée de ce statut. Les Fondamentales
de chaque accord, revendiquant chacune leur droit
d'aînesse sur l'ensemble de sons auxquels elle
donnent, d'ailleurs, leur nom et leur degré, sont
présentées comme des guides plus fiables,
susceptibles, eux aussi, d'être captés
intuitivement.
La perception
simultanée de la Tonique et des
Fondamentales
Une fois établie la relation
que chaque son a avec la Tonique d'une part, et avec la
Fondamentale de l'accord auquel il appartient d'autre part,
une véritable synthèse de ces deux perceptions
peut être, dès lors, réalisée. Ce
chapitre propose donc la mise en action conjointe de ces
deux modes d'écoute.
L'écoute affective et
globale
Une fois ces divers modes de
perception établis, il convient, dès lors, de
transformer, petit à petit, notre action auditive en
un véritable « état d'écoute
», en une écoute « flottante »,
laissant les paramètres concrets de notre perception
se fusionner et se transformer en des sphères plus
immatérielles et globales.